La péripétie du jour: je l’ai tué
Et qu’est-ce que j’apercois ? Read more
Encore une très belle course, sans chute, mais avec une énergie d’enfer et un sprint final déchaîné!!!!!!! Je reste accrochée du début à la fin au peloton de gars, en me faisant presque larguer au 2e tour. Il paraît que nous étions 10 filles sur la ligne de départ.
Je commence à comprendre de plus en plus comment ça marche là-dedans. Tout le long de la course, il y a eu des échappées minimes mais à chaque fois, le peloton a réussi à rattraper les écarts. Ça accélérait constamment et d’où j’étais placée, je ne voyais pas grand chose. Ça devenait très difficile de prendre le bidon pour boire quelques gorgées tellement c’était imprévisible.
Au dernier tour, je me suis dit qu’il fallait que je m’avance parce que ça commencait à s’énerver pas mal et à grouiller de plus en plus. Et les gars qui roulaient devant moi commencaient à m’énerver pas mal!!!!!! Donc je me suis mise dans le vent et j’ai remonté jusqu’au premier tiers. Il était temps parce que peu de temps après, le sprint final commencait. Je ne me suis pas trop aventurée en avant même si j’aurais dû. Il y avait un espèce de double éventail qui s’était formé … mais … je ne comprenais pas comment ça fonctionnait. Alors je suis restée en arrière… misère.
J’ai quand même pu regardé autour de moi où étaient les autres filles. Quoi??? Je suis en train de battre LA fille du Yéti. Mais là… catastrophe, le gars devant moi décide qu’il n’en peut plus et arrête de pédaler. QUEL CON!!!!!
DÉGAGE!!!!!!!!!
JE SUIS EN TRAIN DE ME FAIRE MANGER TOUT ROND
et la fille du Yéti passe à droite….
ENLÈVE TOI CALISSE !!!!!!!!!!!
Je réussis finalement à me trouver un trou et je sprinte jusqu’à la ligne d’arrivée, pour finir en 3e place.
Ahhhh que la madame était pas contente. Ce n’était vraiment pas le temps de venir me parler… Alors pour ma prochaine course, je saurai qu’il faut vraiment que je me mettre encore plus en avant pour éviter de tomber sur des caves comme ça.
Les photos en disent long sur cette course. On a les yeux petits et le regard satisfait de notre résultat. On a quand même roulé le 50km en 1h14 avec les grosses cuisses de Czeslaw et les Rooseboom!!!!!! Je considère que c’est un excellent résultat. Audrey, ma cycliste préférée, m’a grandement impressionnée durant la course, elle s’est tenue en tête de peloton presque tout le long et prenait les virages les deux doigts dans le nez. Chapeau!!!!!!!!
Sur le podium des hommes, il y a vraiment des gros jambons après ça. J’ai roulé presque tout le long de la course derrière ou à côté du gars qui termine 5e sur le podium. Il était grand, costaud et roulait impeccablement.
Vive les côtes de Saint-Gabriel, n’est-ce pas !!!???
Ma plus belle expérience de course jusqu’à maintenant! j’en suis marquée à vie.
ok ok ! gentils lecteurs qui me font de la pression… je tâcherai d’être plus régulière dans mes aventures cyclistes.
Fallait y passer ? Faut croire que oui
Étant donné que les seniors filles 3 ne semblent pas les bienvenues… j’opte pour la cyclosportive
SAGE DÉCISION
Seulement les filles seniors 1-2 peuvent prendre le départ…
Si je peux résumer la course:
1. On m’avait dit; ahhhh Charlevoix c’est dur. Mais des côtes de même, j’ai jamais vu ça
2. 80km dans les côtes de même, j’ai jamais fait ça
3. Du brouillard comme il y en avait, j’ai jamais roulé là-dedans
4. 80km/h dans une descente, c’est la première fois que je fais ça… et j’ai pas aimé ça!
5. une côte à 20-22% que je monte jusqu’en haut, j’ai jamais fait ça non plus, d’habitude, je déclippe ou je tombe carrément.
6. Du petit au gros plateau, jamais je n’ai eu à shifter autant
7. et puis… jamais mon bécyke n’a été aussi crotté de toute sa vie, j’vous dis pas combien de temps ça m’a pris à le laver au complet.
Plus de détails ?
Le départ se fait sous la pluie avec une petite brise d’air glacé. Je suis avec Audrey, toujours la même super cycliste de Sainte-Martine, et là, bien sûr, ça me traverse l’esprit;
kessé que je fait icitte à matin calisse.
Faut que je me tappe 80km de côtes + 4 heures de char pour revenir
Et c’est parti…
Contrairement aux pelotons de course, le départ se fait “en douceur” et je m’accroche très bien au groupe, pas de problème de larguage ou de chutes ni de cyclistes qui freinent au moindre pouce. Tout va bien, jusqu’à la première côte
- hey c’est bingirl!
- hein?
- moi c’est ayoye
- ah ben salut
y va me trouver bête lui, mais c’est que tout le monde me dépasse dans la première côte
et je suis pas très jasante en partant… à la fin de la course tiens, j’irai lui parler
- Audrey ?
- chuis là, pousse cath !!
Et ce n’est pas long qu’on tombe dans le brouillard avec nulle idée de quand ça finis, quand ça arrête et quand ça descend. Je roule donc presque toute la course avec un dénommé Gérald avec qui je prends plusieurs relais… Mais vite arrivés après la grosse descente, la côte de Saint-Irénée débutée… bon ben salut Gérald, on va peut-être se revoir tantôt. Les pattes me cassent après c’te maudite côte de fou là et je n’arrive jamais à le rattraper.
MAUDIT. Je n’aurai pas mon temps final.
Le peloton de gars, qui eux se tapaient le 120km me dépasse. C’est hallucinant de les voir rouler à cette vitesse.

Bref, si on m’avait pris en photo, je devais bien ressembler à cette légendaire photo d’Eddy Mercx. Ou Éric Boily tiens. (haha, j’adore cette photo).









